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La résilience


Comme souvent en sciences humaines, quand une idée crée l’engouement et s’apparente soudain à une évidence partagée par tous (malgré les fortes nuances, les débats qu’elle soulève et son appropriation sémantique dans et par tous les domaines), c’est qu’elle traduit une certaine évolution de la pensée collective. La résilience ne déroge pas à la règle. Le concept, relativement récent, fait couler beaucoup d’encre et autant de salive : le nombre d’ouvrages, d’articles ou d’émissions qui lui sont consacrés est pléthorique.


Aujourd’hui, lorsque l’on parle de « résilience », on pense à Boris Cyrulnik, qui est la figure de proue de ce concept en France et à la définition qu’il en donne : « Un processus biologique, psychoaffectif, social et culturel qui permet un nouveau développement après un traumatisme psychique ».


La résilience est la capacité d'une personne à surmonter les difficultés, à rebondir face aux épreuves et à se réadapter malgré les traumatismes ou les situations stressantes. Ce concept, issu de la psychologie, trouve ses racines dans l'étude de la résistance aux traumatismes. Popularisé par les travaux du neuropsychiatre Boris Cyrulnik, il repose sur l'idée que chacun peut, avec les bons outils et un environnement favorable, retrouver un équilibre psychologique après une crise.


La résilience s'appuie sur plusieurs facteurs, dont la flexibilité mentale, le soutien social, et les ressources personnelles comme l'estime de soi et la capacité à trouver du sens aux expériences vécues.


Essentielle pour notre bien-être :

Le développement de la résilience est essentiel pour naviguer dans un monde où le stress et l'incertitude sont omniprésents. La résilience ne signifie pas éviter les émotions difficiles mais plutôt apprendre à les gérer. Cela permet de :

• Diminuer l'impact du stress : les personnes résilientes savent mieux gérer leurs réactions physiologiques face au stress.

• Favoriser une meilleure santé mentale : elles sont moins susceptibles de développer des troubles comme l'anxiété ou la dépression.

• Améliorer les relations interpersonnelles : la résilience favorise l'empathie et la capacité à maintenir des liens stables malgré les conflits ou les difficultés.


En somme, la résilience constitue un atout précieux pour faire face aux épreuves de la vie tout en préservant son bien-être.

Comme l’énonce parfaitement Boris Cyrulnik, l’être humain possède cette capacité à se remettre à vivre après des fracas sans que cela signifie pour autant qu’il parvienne systématiquement à enclencher ce processus.


Facteurs de résistance :

Les facteurs de résilience : éléments clés pour se reconstruire

Bien que certaines personnes semblent naturellement résilientes, il est possible de cultiver cette capacité en travaillant sur certains facteurs :

1. Soutien social : Les liens avec la famille, les amis, ou même des collègues jouent un rôle protecteur.

2. Compétences émotionnelles : savoir identifier, comprendre et exprimer ses émotions est essentiel.

3. Optimisme : Adopter une vision positive favorise la résilience en renforçant la croyance en sa capacité à surmonter les difficultés.

4. Estime de soi : Avoir une bonne image de soi-même aide à affronter les défis sans se dévaloriser.


Il arrive souvent que des personnes ayant vécu un traumatisme n’accèdent pas à un bien-être, à ce nouveau développement.

Il faut d’abord faire la différence entre capacité et performance.

Nous avons tous la capacité de devenir résilients, ce qui ne veut pas dire que nous ferons tous la performance de le devenir.


Comme tout être humain traumatisé, nous avons la capacité de nous remettre à vivre, cela ne veut pas dire que nous le fassions.

Les facteurs nécessaires pour que cette capacité se transforme en une performance, il y en a deux :

– L’acquisition d’un attachement sécure (donne un sentiment de sécurité)

– L’aptitude à la mentalisation (intellectualisation des conflits psychiques)


Deux personnes sur trois les ont ! Une sur trois a acquis un attachement insécure qui rendra, en cas de malheur, la résilience difficile.

Et deux sur trois ont acquis une aptitude à se défendre grâce à cet attachement sécure ; ce qui, en cas de malheur, rendra la résilience possible.


Contexte de l’agression :

Un autre élément important est de constater que lorsque nous avons été agressés par une personne qui nous est éloignée, la résilience est plus facile.

Quand l’agression est faite par un inconnu, nous sommes blessés, nous souffrons mais la résilience est moins difficile parce que l’agresseur est loin de nous.

Mais la plupart du temps, les agresseurs sont des proches, ce sont des amis, un père, quelqu’un de la famille… là, non seulement nous sommes agressés, mais aussi trahis.

Après un trauma, il y a deux mots importants… soutien et sens.


Si après l’agression, nous sommes soutenus par notre famille, nos amis, les aides sociales, la culture… nous avons un précieux facteur de résilience ; si ce n’est pas le cas, cela devient très difficile.

Autre élément important, il faut que nous comprenions ce qui nous est arrivé. Il faut reconstituer l’historique des faits, et chercher socialement et individuellement les répercussions psychiques.

Si nous sommes aidés dans ce sens c’est un facteur important, voire nécessaire, de résilience.


Mais nous constatons aussi qu’avec un seul facteur, le processus peut être déclenché, et avec beaucoup, il ne s’enclenche pas. Soit parce que la personne a été trop violemment agressée ou que cet événement s’est déroulé au cours d’une période sensible de sa vie, trop isolée depuis longtemps.


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Cette année, la paix, de l'été a quelque chose de troublé. Vague après vague, les canicules reviennent user les corps et les esprits. Nous ralentissons, mais les effets du réchauffement climatique, eux, s'accélèrent. Entre incendies et thermomètre qui s'affole, on retiendra de l'été 2026 que la crise climatique y est devenue une expérience sensible, à fleur de peau.


L'été a perdu de sa légèreté, de sa naïveté. Nos repères sont pour longtemps bouleversés.

Qui sait si nous retrouverons l'insouciance des étés passés ?


À écouter les scientifiques, c'est peu probable. Comment alors se réconforter, sans déni de réalité ?

De l'écologie à la défense de la démocratie, les défis sont immenses. Et si nous profitions de la fin de l'été pour réfléchir à nous inscrire dans de vitales fraternités ?


J’ai rédigé à souhait cette lettre pour tous les frustrés et les inconsolables. La planète s’est émue à la vue des 183 habitations volatilisées à Porge. C’est l’anéantissement chez les rescapés.

Certains ont pleuré en voyant cette grand-mère figée dans les cendres de sa petite demeure ou ce jeune fermier désespéré devant sa petite ferme qu’il venait d’acquérir. Il suffisait du passage d’un Canadair pour éviter ce drame irréparable.


Il semblerait qu’on ait privilégié l’attaque des grandes forêts, et pourtant on sait que, quoi que l’on fasse elles seront toutes ravagées par les flammes. Dans ce cas laissons ces forêts se consommer en totalité ; on n’aura pas à intervenir l’an prochain !

Tout n’a pas été négatif. Une immense solidarité s’est déployée. Félicitons les pompiers, les agriculteurs, et les jeunes gens.


Un petit florilège pour le retour au logis


Des semaines se succédèrent sans que tombât une goutte d’eau. Bernard vivait dans la terreur de l’incendie (…) Cinq cents hectares avaient brûlé du côté des Landes (…) Un jour, toute la forêt crépiterait alentour (…)                                     F. Mauriac, Thérèse Desqueyroux

 

Il se retourna : d’autres halos d’incendie rougeoyaient de-ci, de-là, sur Biscarosse, sur Fontainebleau peut-être (…) Martin du Gard, les Thibault

 
 
 

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